Vente de garage
Mes sœurs, dit le curé à la cinquantaine de femmes bénévoles de la paroisse, n'oubliez pas notre vente de garage, samedi prochain. C'est le temps de vous débarrasser de tout ce que vous ne voulez plus garder, mais qui pourrait en intéresser d'autres. Amenez vos maris.
Pardonne-leur…
Un prêtre avait l'habitude, pour obtenir une parole du Seigneur, d'ouvrir sa bible en fermant les yeux et de pointer son doigt sur un verset au hasard. Un jour, lors de la célébration d'un mariage dans sa paroisse, le moment vient où il doit adresser une parole biblique aux jeunes mariés. Comme d'habitude, il ferme les yeux, ouvre sa bible, pointe un verset au hasard, puis il ouvre les yeux et dit : « Père, pardonne-leur car ils ne savent pas ce qu'ils font! »
Du tac au tac
Un couple avait pris l'habitude de dialoguer en se servant des mots de l'Écriture. Un matin, excédée par la lenteur de son mari à se lever, la femme lui dit avec autorité : « Lève-toi, prends ton grabat et marche! » Avec une vivacité qu'on ne lui connaissait pas, le bonhomme répondit : « Mon heure n'est pas encore venue. »
Comme l'épître aux Hébreux dit juste : « La parole de Dieu est un glaive à double tranchant! » (Hé 4, 12)
Parole assassine
À la sortie de l'église, un dimanche matin, le curé dit à une femme : « Pendant l'homélie, votre mari est sorti. Il a été indisposé? — Non, monsieur le curé, il était somnambule. » C'est le curé qui devint indisposé.
Parfait bien-cuit
Arrivé au ciel, un homme, à la vie amoureuse quelque peu trouble, demande à Dieu, pour s'excuser, pourquoi il avait fait la femme si belle. « C'est pour que l'homme aime la femme », lui répond-il. Afin de rejeter sur la femme ses écarts de conduite, il demande à Dieu pourquoi il l'avait faite si niaiseuse. « C'est pour que la femme, lui dit-il, puisse aimer l'homme. »
Un homme parfait, ce n'est pas endurable, même au ciel.
Ne jamais cesser de prier
Un rabbin rencontre une journaliste, alors qu'il vient de prier au Mur des lamentations. Elle lui demande : « Priez-vous souvent au Mur? — Chaque jour. — Depuis combien de temps? — Cinquante ans. — Qu'est-ce que vous demandez? — La paix entre Juifs, chrétiens et musulmans, et la paix entre nous et les Palestiniens. — Et, après cinquante ans, quelle impression avez-vous? — Celle de parler à un mur. »
Vivement les funérailles!
Un évêque anglican d'une province canadienne ne tenait pas en odeur de sainteté les évêques catholiques. Un jour, l'un de ceux-ci mourut. Pour des raisons personnelles, il dut aller à ses funérailles. Au retour, on lui demanda ses impressions de la célébration : « Que ce fut beau! Dommage qu'il n'y en ait pas plus souvent! »
Voilà un évêque protestant généreux de son temps pour les services d'évêques catholiques!
Un ministère complet en lui-même
Un homme dans la soixantaine vient voir un prêtre pour se confesser. Long silence. Le prêtre le regarde en lui disant qu'il peut commencer. Encore un long silence. Il finit par dire : « Il y a longtemps que je suis allé à la confesse. Avez-vous des suggestions? »
Pardonner les péchés après les avoir suggérés, ça s'appelle un ministère aux services intégrés.
Dans l'bon vieux temps…
Au temps où il y avait des inspecteurs d'écoles au Québec, avant la création du ministère de l'Éducation dans les années 60, l'un d'eux demande aux élèves, en regardant le plus grand, à l'arrière de la classe : « Qui a déchiré le voile du Temple? » Tenant à peine sur ses jambes, il se lève, selon les bonnes manières du temps : « Ce n'est pas moi, Monsieur l'inspecteur. Je vous le dis, ce n'est pas moi. » Interloqué, l'inspecteur regarde l'enseignante, l'air de dire : C'est quoi, l'affaire? « C'est l'élève le plus franc de l'école, lui dit-elle avec une totale assurance. S'il vous dit que ce n'est pas lui, croyez-le. Ce n'est pas lui qui a déchiré le voile du Temple. » Ahuri, l'inspecteur, après la visite de l'école, s'en va trouver le commissaire responsable de celle-ci pour lui dire ce qu'il vient d'entendre. Le commissaire écoute attentivement, réfléchit, pour finalement répondre : « On ne va pas faire un plat avec cette histoire de voile du Temple. On va en acheter un neuf. »
Cette histoire est le parfait miroir du temps où tout était hiérarchisé, même l'ignorance.
Ces enfants qui parlent trop
Un dimanche, une dame avait invité des personnes pour le dîner. Avant de se mettre à table, elle se tourne vers sa fille de six ans pour lui demander de faire la prière. « Je ne sais pas quoi dire, répond l'enfant. — C'est simple, suggère la mère, répète ce que j'ai l'habitude de dire. » La fille incline la tête, se joint les mains, puis dit : « Seigneur, pourquoi ai-je invité tant de monde? »
Parce que le cœur humain est impénétrable (Ps 64, 7), de telle manière qu'il n'est pas possible de savoir ce que les gens pensent, Dieu a inventé les enfants pour qu'on y voie clair.
Obéissants et pieux
Après une collision fatale de leur minibus contre un pilier d'un viaduc, dix hommes arrivent à la porte du ciel. Saint Pierre les accueille en demandant que ceux qui se sont laissé commander par leur femme se placent à droite. Tous se rangent à droite, sauf un qui s'en va à gauche. Saint Pierre lui demande pourquoi il se place là. « C'est ma femme, répond-il, qui m'a demandé de me mettre ici. »
Le pire a été évité
Un jour, à l'ancien Collège Canadien à Rome, quelques cardinaux étaient venus dîner. Un prêtre qui faisait le service échappe un plat de soupe dans le dos de l'un d'eux. Plus rouge que sa victime, il lui dit : « Ne vous en faites pas, Éminence, nous en avons d'autre. » En souriant, le cardinal lui répond : « Ne vous en faites pas, monsieur l'abbé, si vous avez d'autre soupe, moi, j'ai d'autres soutanes. » Tout le monde a ri.
C'est dire qu'un cardinal trempé perd de sa rigidité.
Une méprise
À la fin d'une retraite à la Maison Jésus-Ouvrier — devenue le Centre Victor-Lelièvre — une Martiniquaise se présente à moi avec un sac dont la forme m'incitait à croire qu'il contenait une statue. Comme de raison, je traçai le signe de croix sur l'objet, avec une courte prière. Au lieu de s'en aller avec son sac, la dame me l'offrit. J'hésitai : j'avais déjà pas mal d'objets religieux à la maison. Mais, devant son insistance, j'acceptai. C'était… une bouteille de rhum.
Pour masquer ma honte ou pour sauver l'honneur du sacerdoce catholique de rite latin, j'ai réagi avec une boutade : « Le rhum sera encore meilleur! »
Ce n'est pas clair
À sa première visite pastorale, le curé demande à la femme comment va son mari. Elle lui répond : « Vous pouvez le voir; allez à la porcherie. Vous allez le reconnaître : il porte un chapeau. »
La femme laisse-t-elle entendre qu'il y a plus d'un homme à la porcherie mais que son mari est seul à porter un chapeau, ou qu'il a une tête de cochon?
Qui est ton Dieu?
Amputée d'une jambe, une femme, à l'époque, reçoit comme prothèse une jambe de bois. Mais, pas assez patiente pour s'en servir correctement, elle demande au Seigneur de donner à sa jambe, sur-le-champ, vigueur et vitalité. Résultat? Sur la jambe de bois une branche a poussé.
Le travers de cette femme a été d'être branchée sur un Dieu-béquille.
Moderniser le transport du Seigneur?
La police arrête un motocycliste qui ne porte pas un casque protecteur. Comme il est prêtre, il se défend en disant à l'agent : « Je suis nu-tête par respect pour notre Seigneur que je transporte à une personne gravement malade. — Double infraction, dit la police, il est défendu d'être deux sur ce véhicule. »
Pour transporter le Christ, l'âne vaut mieux que la moto.
Oui à la laïcité, mais…
Un enfant a de si mauvaises notes que les parents décident de le retirer de l'école publique pour le mettre dans une école catholique réputée pour sa discipline. Dès le premier bulletin, les notes sont bien meilleures. Les parents demandent au rejeton ce qui s'est passé. Il s'explique : « Quand je suis entré dans la classe et que j'ai vu qu'ils en avaient cloué un sur une croix, j'ai tout de suite compris qu'ici les profs ne rigolaient pas! »
Cette histoire donne à penser. Quelle erreur d'enlever le crucifix des murs!
Pas pratiquante
Spécialiste d'éthique sexuelle, une religieuse est interrogée par un animateur à la télévision. Elle se fait demander comment elle gère ses émotions, dont certaines ont sans doute des liens avec la vie sexuelle. « Vie sexuelle! Je suis croyante, répond-elle avec humour, mais je ne suis pas pratiquante. »
Qu'est-ce que Pâques?
Semoncé par Jésus, qui le juge trop peu exigeant avant d'admettre des gens au ciel, Pierre décide de faire passer à tout le monde un examen d'entrée. Au premier qui se présente, il demande ce qu'est Pâques.
— C'est, répond-il, le temps où l'on met des boules dans des sapins.
— Dehors! lui crie Pierre. À la même question, le second répond :
— C'est le temps où l'on mange des lapins en chocolat.
— Dehors, toi aussi! Le troisième à se présenter répond à la même question :
— C'est le temps où il sort de son trou et, s'il voit son ombre, il y retourne pour six mois.
Ô miracle!
Aux douanes de l'aéroport, un curé se fait demander : « Rien à déclarer? » « Non, répond-il, je reviens de Lourdes, et j'ai rempli quelques bonbonnes avec de l'eau de la source miraculeuse. » Intrigué par le ton du pasteur, le douanier lui demande d'ouvrir ses bagages. Ils sont pleins, à ras bord, de vin et d'alcool. Sans rougir, le curé lève les mains au ciel en s'écriant avec conviction : « Ô miracle! »
Voilà les bénéfices marginaux de la foi catholique.
Au Ciel, ouf!
Un gars dans la vingtaine se présente au Ciel avec la totale assurance d'y entrer, comme si, ce jour-là, c'était « Portes ouvertes ». « Un instant, dit Pierre, il y a un examen d'entrée. Quels actes de vertu as-tu faits sur terre? » Le jeune réfléchit et finit par répondre : « Il y avait devant moi un gang de motards qui encerclaient une fille en lui faisant peur. J'ai foncé dans le tas, serré les poings et les ai regardés en colère.
— Ah oui? Et il y a de ça longtemps?
— Pas tout à fait cinq minutes. »
Ça s'appelle un ouvrier de la onzième heure… Et cinquante-cinq.
Réaction à l'arraché!
À la suite d'une conférence que je viens de faire, un temps est donné aux gens pour réagir. Une femme me regarde, l'air hésitant. Je lui demande si elle est d'accord avec ce que j'ai dit. Elle me fait un léger signe de tête qui veut dire oui… Je reprends : « On dirait que je t'arrache ton consentement par la peau des dents! » Elle sourit : aucune dent.
J'évite de me culpabiliser après une telle bêtise, en pensant que cette femme ne peut avoir aucune dent contre moi.
Le ciel, c'est comme…
Sur le point de mourir, deux anciens joueurs de hockey se font mutuellement une promesse. Le premier des deux qui mourra viendra dire au suivant s'il y a du hockey au ciel. De fait, le premier à décéder apparaît la nuit même à l'autre et lui dit : « J'ai deux nouvelles pour toi. La première, il y a du hockey au ciel. » « Youppi! » lance le survivant, en bondissant dans son lit, avant de demander quelle est l'autre nouvelle. « C'est toi, se fait-il répondre, qui gardes les buts demain soir. » « Oups! » gémit-il en se mettant la tête sous l'oreiller.
Le ciel, c'est comme l'homme qu'une femme rêve de conquérir sans souffrance : plus il s'approche, plus on découvre les renoncements à faire!
Toujours pertinent, le prêtre
Il y a quelques dizaines d'années, dans un stationnement, un prêtre dîne « sur le pouce ». Ayant observé le col romain qu'il porte, une femme s'approche de lui et finit par lui demander après beaucoup d'hésitation : « Êtes-vous un prêtre? » « Oui, dit-il. » « Un prêtre catholique? » « Tout à fait. » « Catholique romain? » « Absolument, répond-il en s'attendant à une demande de service exceptionnelle. Qu'est-ce que je peux faire pour vous? » « Voulez-vous me dire où est la salle de bingo la plus près d'ici? »
Et dire qu'il y a des gens — je devrais dire des impies — qui se demandent sérieusement si le prêtre a encore sa place dans l'espace public!
L'acte de mariage…
Un monsieur regarde son acte de mariage silencieusement, de façon très attentive, depuis deux heures. Son épouse, qui est assise près de lui, anxieuse, lui demande :
— Chéri, mon amour, que regardes-tu ainsi?
— Je cherche la date d'expiration.
Une annonce dangereuse
Un homme, son épouse et la mère de celle-ci, visitent Jérusalem. Le deuxième jour de tourisme, la belle-mère meurt d'un arrêt cardiaque. Après le choc émotif se pose la question stratégique : est-ce qu'on l'enterre à Jérusalem ou est-ce qu'on la rapatrie au Québec?
L'homme va s'informer des coûts auprès des autorités compétentes. Il apprend qu'un enterrement à Jérusalem, c'est 500 $, et un rapatriement, 5 000 $. À cause des heures de fermeture des bureaux, il doit donner sa réponse immédiatement. C'est le rapatriement, décide-t-il après un court moment de réflexion.
De retour à l'hôtel, il informe son épouse de sa décision. « Chéri, lui dit-elle, je suis heureuse de ton choix, même s'il est très coûteux. Ça se voit que tu l'aimais ta belle-mère. »
Baissant la tête, le mari ne peut s'empêcher de corriger l'interprétation de sa femme : « Si je n'ai pas choisi l'enterrement à Jérusalem, c'est qu'un jour on a enterré ici un homme et que le troisième jour, il est apparu à nouveau. »
Saint Paul aurait-il pu imaginer que l'annonce de la résurrection de Jésus susciterait non seulement des doutes mais encore des peurs?
Les sacristains, espérance des curés
En revêtant son aube pour célébrer la messe, le prêtre sourit discrètement. À cause des souvenirs d'un cours de théologie de haute volée qu'il a suivi dans sa formation sur l'union de la nature divine et de la nature humaine dans la personne du Christ. Le sacristain a vu. Curieux, voulant s'expliquer ce sourire, il demande au prêtre de quoi il va parler à l'homélie. Avec le plus grand sérieux, le prêtre répond : « De l'union hypostatique. » Ne comprenant absolument rien au sujet, mais pour rester fidèle à la mission des bedeaux qui secondent leur curé avec une loyauté à toute épreuve, le bonhomme réagit en disant, avec un brin d'élégance : « Bien, monsieur le curé! Je vous encourage à parler fort car ça se pratique de plus en plus dans la paroisse. »
Tant qu'il y aura des sacristains, les curés auront au moins une oreille de fidèles.
Tout ce qu'on doit à la vie communautaire comme invention
Un jour, je demande à un jeune membre de ma Communauté, qui se lançait dans toutes les aventures possibles, de faire son testament. Il me revient au bout de cinq minutes. Étonné par une pareille rapidité à rédiger un acte si important, je lui demande ce qu'il a écrit. Avec une évidente satisfaction, il me répond : « Chacun reprend ses affaires. »
C'est la vie communautaire qui a inventé la libre circulation des biens, comme leur libre appropriation, tel que cela se pratique entre gens qui n'ont rien.
Sur la pierre
Peu avant sa mort, un homme avait demandé à sa femme de faire graver sur son épitaphe : « Docteur, je vous l'avais dit. »
Quand les gens connaissent un échec pour n'avoir pas suivi nos avis salutaires, ils risquent que nous leur disions avec dureté : « Nous vous l'avions dit. » Ce sont là des mots dignes d'être gravés sur des cœurs de pierre.
Un cours thérapeutique
Après avoir longuement expliqué à ses élèves de sept et huit ans l'un des dix commandements : « Honore ton père et ta mère », l'enseignant leur demande s'il y en a un qui enseigne comment se comporter avec ses frères. Vite, une petite fille répond : « Tu ne tueras pas. »
Sa réponse a dû lui faire du bien.
Une histoire de baleine
La fillette n'en démord pas : la baleine a bel et bien avalé Jonas, contrairement à ce qu'affirme l'enseignant. Pour finir, elle lui dit : « Quand je serai au ciel, je le demanderai à Jonas. — Mais s'il est en enfer? réplique l'enseignant. — Alors, c'est vous qui le lui demanderez. »
La petite vient d'avaler le bonhomme.
Quand « paresseux » rime avec « pieux »
Un enfant de cinq ans fait sa prière. « Jésus, écoute. Je n'aime pas brosser mes dents avant de me coucher. Fais que je sois capable comme mamie de mettre, le soir, mes dents dans un verre d'eau. Amen. »
Et dire qu'on se plaint parce que Dieu n'exauce pas toujours notre prière…
Une femme de conviction
Un adepte de la réincarnation veut encourager une femme dont le mari, exécrable, se meurt. Il essaie de la convaincre que son époux va se réincarner. Hors d'elle-même, elle lui crie : « Tu es fou! Quand on meurt, c'est pour la vie. »
On ne sait pas pourquoi la réplique de la veuve « virtuelle » donne à réfléchir.
C'est génial
Un veuf dans la quatre-vingtaine est obsédé par l'idée qu'il y a quelqu'un sous le lit. Pour se débarrasser de cette crainte qu'il sait infondée, il consulte en vain un psychologue. Comme dernier recours, il en parle à son curé. Dès le lendemain soir, la crainte est disparue. Que lui a donc dit le curé? Coupe les pattes du lit.
Ce n'est pas pour rien que les prêtres font plusieurs années d'études universitaires.
Sacrés noms
Saint Pierre reçoit une femme qui a vécu avec son mari insupportable. Après avoir jeté un regard sur son dossier, il lui dit : « Après ce que vous avez vécu, voici une question facile pour entrer au Ciel. Épelez le nom biblique de Ève. » Exercice réussi. Saint Pierre, qui reçoit un appel de Jésus lui demandant de le rejoindre tout de suite, lui dit : « Prenez un instant ma place. Vous n'avez qu'à faire comme moi. Voici la liste des noms bibliques. » Or, le premier qui se présente est son mari. Elle lui dit : « Monsieur, vous qui avez traité votre femme de sotte, épelez donc Nabuchodonosor. »
Quand un homme dit à sa femme qu'elle est imbécile, il provoque en elle, pour son malheur à lui, une étincelle de génie.
Où est Dieu?
À l'époque du petit catéchisme, un parent conduit au curé ses deux enfants, de neuf et dix ans, en vue de la confirmation. L'aîné entre le premier dans le bureau du jeune pasteur, qui lui demande :
— Où est Dieu? Le garçon ne répond rien. Étonné par un pareil silence, le prêtre reprend la question sur un ton plus ferme. L'enfant baisse la tête, sans rien dire. Frustré, le curé lui pose la question pour la troisième fois, mais sur un ton agressif. Pour toute réponse, l'enfant se met à pleurer et sort du bureau. Le cadet, qui l'attend, se fait dire par son frère en larmes :
— On n'est pas sorti du bois. Le curé a perdu le bon Dieu et il pense que c'est nous qui l'avons caché.
Les derniers sacrements
Une mamie demande à sa petite-fille le jour anniversaire de sa première communion, il y a un an : « Combien y a-t-il de sacrements? » « Il n'y en a plus, répond l'enfant. » Sûre d'obtenir une réponse plus adéquate, la grand-mère lui demande de s'expliquer. Avec l'assurance et la joie d'instruire sa mamie, la petite lui dit : « La semaine dernière, le curé a donné à la tante de mon amie les derniers sacrements. »
La Trinité
— Maman, maman, crie l'enfant de huit ans qui entre à la maison, j'ai gagné le prix de catéchèse!
— Ah oui! Quelle était la question?
— Combien y a-t-il de personnes dans la Sainte Trinité?
— Et tu as répondu quoi?
— Quatre.
— Quatre! Et tu as gagné?
— Oui, j'étais le plus proche.
Les courses de chevaux
À la lecture du bilan annuel catastrophique des finances de la fabrique, une agente de pastorale réussit à convaincre le curé d'aller aux courses de chevaux pour y parier. À peine installée dans l'estrade, elle dit à l'oreille du pasteur : « Cheval numéro 4 ». Et le curé de faire sur celui-ci un signe de croix. Résultat? Le numéro 4 gagne. Le même scénario pour un autre cheval, qui gagne.
Un jeune homme observe le manège, sans rien y comprendre, mais il voit que ça marche. Propriétaire du cheval numéro 10, il demande à l'étonnant monsieur de faire le même geste sur son cheval. L'agente de pastorale donne trois coups de coude au curé. Il comprend. Ce n'est pas un signe de croix qu'il trace sur le cheval numéro 10, mais trois, à la grande satisfaction du jeune propriétaire. Mais à peine la course commencée que le cheval s'effondre et meurt. Furieux, le jeune demande une explication. « Tu devrais savoir, lui dit l'agente de pastorale, qu'il faut distinguer entre la bénédiction et l'extrême-onction. »
Conséquence à l'étroitesse de la porte du ciel
Un gars et une fille ont fait le projet de se marier, mais ils meurent dans un accident d'avion. Arrivés au ciel, le couple demande à saint Pierre si l'on peut se marier là-haut. « C'est la première fois, répond l'Apôtre, qu'une telle demande m'est faite. Attendez ici, je vais m'informer. »
Quelque temps après, saint Pierre revient en disant au couple : « Oui, vous pouvez vous marier au ciel. » Après un bon moment de soulagement, le gars se risque à demander : « Au cas où le mariage tournerait en enfer, est-ce qu'on peut divorcer au ciel? »
Retenant à peine sa colère, saint Pierre répond en latin, sa langue de pape : « Satis! Satis! », ce qui peut se traduire : « J'ai mon voyage! » Il explique au gars et à la fille sa vive réaction : « J'ai mis du temps pour trouver au ciel un curé pour bénir votre mariage. Mais trouver ici un avocat pour le rompre, y avez-vous pensé? »
Un repas bien béni
Dans une paroisse très pauvre du Québec de l'époque, la ménagère du presbytère se permet de dire délicatement au pasteur qui vient de se mettre à table : « Monsieur le curé, vous ne bénissez pas le repas? »
— Vous savez, madame, ce repas-là, ça fait déjà trois fois que je le bénis cette semaine.
La répétition est la tombe de la bénédiction!